Un témoin exceptionnel de l'art paléolithique dans le Bassin parisien
Le galet gravé d'Étiolles est l'une des rares œuvres d'art paléolithique découvertes dans le Bassin parisien. Mis au jour sur le site magdalénien d'Étiolles, dans l'Essonne, ce bloc de calcaire fut taillé par les hommes préhistoriques il y a environ15 000 ans.
Il s'agit d'un document archéologique de tout premier plan pour comprendre les pratiques symboliques du Magdalénien.
Dessin de relevé des gravures du galet d'Etiolles © Carole Fritz, Gilles Tosello
Des gravures fines comme un cheveu, invisibles à l'œil nu
Le galet fut déposé sous une dalle bordant un foyer domestique, dans l'un des campements d'Étiolles. Les incisions, réalisées à l'aide d'un outil de silex, sont d'une extrême finesse : de l'épaisseur d'un cheveu et profondes de moins d'un millimètre. Remarquablement conservée, la gravure reste pourtant peu lisible à l'œil nu, ce qui rend sa lecture difficile pour le visiteur d'un musée.
Photo du galet gravé d'Etiolles © Carole Fritz, Gilles Tosello
Présentation interactive du galet
Révéler les détails cachés
Grâce à un relevé haute résolution, chaque incision — même la plus discrète — peut être révélée, mise en lumière et explorée en détail.
Ce modèle est diffusé sur eCorpus, la plateforme libre de gestion et de valorisation de corpus 3D portée par Holusion, l'Université de Lille et l'Université de Liège. Documenté et annoté, le galet devient à la fois un outil de médiation pour le grand public et un support de recherche pour les archéologues.
Sources
Étiolles, campements paléolithiques — Ministère de la Culture
Musée de Préhistoire d'Île-de-France, Nemours
B. Valentin et al., « Un témoin privilégié de l'art paléolithique dans le Bassin parisien : le galet gravé d'Étiolles (Essonne) », Bulletin de la Société préhistorique française, 2011.